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Live Report Photo : THEESatisfaction @ La Marquise 10/04/12

 

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Malgré la pluie, le vent, une péniche qui tangue et une salle peu remplie, Stasia Irons et Catherine Harris-White, les deux charmantes de THEESatisfaction ont réussi à apporter un peu de chaleur groovy aux quelques courageux que nous étions ce mardi 10 avril à La Marquise.

 

Retrouvez le site de La Marquise 

Plus d’infos sur THEESatisfaction ici et la chronique de l’album par là

THEESatisfaction

THEESatisfaction – awE naturalE

 

THEESatisfaction, c’est un groove qui claque, un tempo minimaliste, deux lesbiennes afro américaines, une classe et une sensualité sur scène qui se mêle à un grain de folie et de légereté. THEESatisfaction, c’est deux nanas qui font de la musique avec GarageBand, un laptop et un micro, qui aiment la littérature, Shakespeare, les récits mythologiques et l’espace, et qui excellent avant tout dans la simplicité. En couple sur scène, dans la musique comme dans la vie, Catherine Harris White, la vocaliste du duo au timbre chaud, et Stasia Irons, l’emcee au flow propre et percutant,  réussissent à donner une nouvelle dimension au hip hop, à la soul et à l’électro, en mixant le tout dans une grande casserole de subtilité musicale, comme savent également très bien le faire leurs potes de Shabazz Palaces, deux groupes signés sur le label Sub Pop.  Le duo s’était déjà fait remarqué avec le titre Sexy Girlfriend et deux mixtapes à leur actif, Sandra Bollocks Black Baby et Transitions.  Leur premier album est sorti le 27 mars dernier et regorge de nouvelles perles.

Décrire la musique de ces deux filles de Seattle n’est pas chose facile : l’album AwE NaturalE débute avec une introduction aux notes psychés, awE, puis Bitch enchaine avec un son groovy affirmé , s’inscrivant dans un rythme simple mais efficace, pour laisser ensuite la place à Earhtseed qui nous entraine dans un tempo plus lent, tandis qu’on tape à nouveau des mains sur QueenS, véritable tube potentiel au mot d’ordre significatif: « Don’t funk with my groove, whatever you do« . L’album awE naturalE oscille donc  entre des ambiances et des mouvements différents : alors que la voix de Catherine est profonde et s’inscrit dans un tempo lent, qui lui confère ainsi une sorte de nonchalance sensuelle et entrainante, lorsque Stasia prend le micro, le rythme s’accélère, le flow est rebondissant, son hip hop est pur, tranchant, parfaitement maitrisé par cette fan du hip hop des années 90.

La musique de THEESatisfaction a ceci de particulier qu’elle est extrêmement complète : rien n’est laissé au hasard, et le flow de Stasia accompagne à merveille la voix vibrante de Catherine. Avec THEESatisfaction, le hip hop semble retourner à une sorte d’âge d’or,  lorsqu’il ne s’enfermait pas dans ses clichés et pouvait vibrer en même temps que la soul, le jazz, ou le disco de la fin des années 80. Le groove de THEESatisfaction trouve ses origines et sa force dans une énergie débordante qui s’exprime sur scène, où nos deux lesbiennes s’affirment en reines de la simplicité : deux micro, un ordinateur, et deux filles qui ont le rythme dans la peau : à La Marquise, mardi dernier à Lyon,  Catherine est pieds nus pour pouvoir mieux danser.  Les deux copines de Seattle ont avant tout la volonté de dépasser les codes et les règles du genre, créant ainsi une sorte de musique hybride, un mix singulier et propre à leur univers féminin, décalé, où la funk est psychédélique, la soul est grave et réchauffe nos esprits glacés, blasés, où le hip hop s’amuse avec le disco et nous donne envie de suivre les pas trémoussés de Catherine et Stasi, toujours en rythme, toujours ensembles, dans un même mouvement. Hybride, transformée, surprenante et inattendue, la musique de THEESatisfaction reste avant tout profondément positive, et tout en rappelant des ambiances révolues, elle réinvente notre paysage musical  en annonçant celui à venir.

Retrouvez THEESatisfaction ici 

Sub Pop par

Le Live Report Photo du concert à La Marquise le 10/04/12

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Live Report Photo : Kid Koala @ La Marquise

 

Retrouvez Kid Koala ici 

Et le site de la Marquise par là

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LFSM / Interview : Still Corners

Pas besoin d’être debout  pour ressentir toute l’intensité musicale et émotionnelle des délicats Still Corners.  Ce jeudi à l’Epicerie Moderne dans le cadre du festival Les Femmes S’en Mêlent, la dream pop éthérée et vaporeuse de Tessa (voix), Greg (producteur/ multi instruments), Leon (guitare) et Luke (basse) s’écoute avant toute chose, assis, dans l’intimité d’une configuration scénique particulière. Pas de distraction qui pourraient nous détourner des yeux de la jolie Tessa, donc, ni de sa voix, puissante et délicate. Nos oreilles vibrent et nos yeux de chats ébahis sont entrainés dans le tourbillon du rétroprojecteur installé sur scène, qui accompagne les musiciens à coup de projections psychédéliques, extraits de films, douceurs visuelles, cercles colorés et engloutissants.

FYD a rencontré Tessa et Greg juste avant le live, ces londoniens qui aiment les choses simples, le soleil, David Lynch et Alice au Pays des Merveilles. 

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D’où venez vous et comment le groupe s’est il formé ?

Greg : Je viens des Etats Unis et j’ai déménagé à Londres il y a aujourd’hui 10 ans. J’ai simplement commencé à écrire des chansons, et au fur et à mesure de mes compositions je me suis dit que ca serait cool de créer un groupe, j’avais le nom « Still Corners » en tête. J’en ai donc parlé à Luke et Leon qui étaient d’accord.  J’ai rencontré Tessa de façon totalement imprévue, dans un train à Londres. Nous prenions le même train et il faisait nuit, c’était l’hiver et il faisait froid, à un moment donné le train s’est arrêté pendant au moins 20 bonnes minutes dans une station étrange, en dehors de la ville, complètement perdue. Ca fait un peu rencontre de cinéma, mais c’est vrai, nous étions dans le même compartiment et nous avons commencé à discuter, elle m’a dit qu’elle chantait, je lui ai donc proposé de former ce groupe avec moi. On a travaillé sur des démos pendant un an ensemble, et c’est comme ca que les projets concret, notre EP et le premier album sont arrivés.

Votre monde musical est une sorte de sphère onirique, subjective, lumineuse. Avez vous des influences concrètes qui ont participé à la construction de cette atmosphère, cette ambiance spécifique que l’on ressent à l’écoute de vos chansons ?

Greg: Musicalement, on a pas mal d’influences différentes qui vont d’ Ennio Morricone en passant par les Beach Boys, ou Nancy Sinatra. En fait on a grandi sur ces trucs là et c’est donc ce genre de musique qui nous a permis de créer notre propre monde musical. Tessa et moi on aime aussi beaucoup Nick Drake, c’est lui qui nous a le plus entrainé dans cette ambiance assez calme, onirique qui se retrouve dans notre musique.

Vos vidéos sont aussi très spécifiques et semblent se rapprocher de votre musique : elles sont très colorées, lumineuses. J’ai lu que vous étiez très influencé par l’image cinématographique. Pouvez vous nous en dire plus ?

Greg: Nous essayons en fait, dans nos clips et avec nos projections visuelles en live, de créer une sorte d’analogie entre le son et l’image, des atmosphères spécifiques que l’on tire des grands noms du cinéma tels que David Lynch ou Alfred Hitchcock qui nous ont beaucoup inspiré. Le clip de Cuckoo peut surement à ce titre rappeler le film Susperia de Dario Argento, dans l’utilisation qu’il fait des couleurs et des luminosités, qui tirent sur le rouge et le violet. Je pense que oui, l’image, le visuel est très importante pour nous, c’est une dimension qui est partie intégrante de notre démarche de création.

Y’a t’il une forme d’émotion, des sentiments, des thèmes qui vous touchent et que vous avez envie de transmettre à travers votre musique ?

Greg : Y’a un peu de ça dans notre musique c’est vrai, je crois qu’il y a beaucoup de chansons qui touchent au thème de l’amour sur notre dernier album, mais aussi à celui de la nature, qui nous inspire beaucoup. Je pense que tout tourne autour de l’amour ou au contraire de la perte amoureuse, ce genre de choses.

Tessa : On essaye de transmettre à ceux qui écoutent notre musique l’opportunité de pouvoir s’échapper de leur quotidien ou de leurs soucis grâce à elle. Il faut pouvoir s’immerger complètement dans la musique  juste en l’écoutant, et oublier le reste.

D’ailleurs en parlant de la nature, j’ai lu quelque part que votre nom était tiré d’un poème de Robert Frost, New Hampshire.  Robert Frost est justement connu pour sa poésie « rurale », simple et naturelle, vous sentez vous proche de ces thèmes également et pourquoi?

Greg: Oui je pense qu’en général le thème de la nature me touche beaucoup, et je me perds facilement au milieu de ses éléments comme les arbres ou le soleil et ca se sent évidemment dans nos clips et dans notre musique.  J’adore Robert Frost parce qu’il réussit à parler de choses simples comme par exemple marcher dans les bois, et quand tu vis en ville tu peux vite oublier tout ça, en étant constamment entouré par des voitures, des immeubles et des matériaux industriels. Je pense que c’est parce qu’on vit nous même en ville qu’on aime beaucoup écrire sur ce thème, sur la nature et tout ce que ça nous inspire.

Le festival Les Femmes S’en Mêlent est dédié aux femmes musiciennes, comme son nom l’indique. A ce titre avez vous une figure féminine qui vous inspire ou que vous respectez ?

Tessa : Ca fait peut être un peu cliché, mais j’adore Victoria Legrand des Beach House, c’est une musicienne formidable et j’adore la façon dont ils travaillent [avec Alex Scally ndlr]. Elle est vraiment cool, je l’adore dans sa façon d’être, son attitude aussi sur scène, elle est seulement elle même, elle n’en fais pas trop et pourtant elle est là et elle s’impose. En live ils sont géniaux.

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Questionnaire FYD

Qu’écoutez vous sous la douche?

Tessa : David Bowie, « Electric Blue« 

Greg : Oui en effet je t’entends la chanter parfois

 Qu’écoutez vous en conduisant ?

Greg : MGMT, j’adore la chanson « Congratulation »

Tessa : Neon Indian

Un son que vous aimez?

Greg : Le souffle du vent dans les arbres

Tessa : La pluie sur les fenêtres, lorsque tu n’es pas obligé de sortir dehors et qu’à l’intérieur il fait chaud.

Greg : Ah oui, ou alors le bruit de la pluie lorsque tu es sous une tente!

Un son que vous détestez? 

Tessa : Greg qui vérifie la caisse claire, qui fait ses balances, c’est un son que je déteste et pourtant je dois l’écouter tout les jours.

Un mot que vous aimez? 

Greg : Technique

Tessa : J’aime « Cristaline » (sa bouteille d’eau ndlr.) , ou alors cristal, c’est un super mot.

Un mot que vous détestez? 

Greg & Tessa : Verrue, c’est vraiment un mot affreux pour une chose encore plus horrible.

Quelle est votre drogue légale préférée? 

Greg : Le whisky

Tessa : L’Alka Seltzer (un effervescent) quand tu es malade ou quand tu as la gueule de bois c’est parfait.

Quel personnage public mettriez vous sur un billet de banque? 

Greg : Arnold Schwarzenegger
Tessa : Je pense à quelqu’un qui fait des actes de charité .. Mais pas Bill Gates parce qu’il est vraiment ennuyeux.
Greg : Ah non, j’ai changé d’avis, Woody Allen !

Quel remix/ reprise trouvez vous meilleure que l’original?

Greg : Je n’en sais rien, je pense n’en avoir jamais entendu..  Je n’ai jamais entendu un remis mieux que l’original. En plus j’y pensais récemment, parce qu’on a fait une reprise de Bruce Springsteen sur Fire, et beaucoup de gens l’on reprise, mais tu ne peux jamais accéder à l’original.

L’album de l’année 2011? 

Greg : Je ne sais pas, peut être les Twins Sistors.

 

+ Retrouvez Still Corners ici

& le site de l’Epicerie Moderne ici

 

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Music In Motion #7

 

 

Cette semaine, Music In Motion fait escale dans un Berlin en carton menacé par un gorille géant, en prends plein la vue avec Sharon Van Etten, secoue son body et son booty avec Diplo, et fini par se remémorer le hip hop des années 90, Old Dirty Bastard et ses dents en or.

 

 

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Le drôle

Le dernier clip du duo electro berlinois Modelselektor est un joli condensé d’humour léger : une ville en carton construite à la va vite est menacée par un gorille géant,dessiné comme un enfant l’aurait fait, qui fait trembler les murs et renverse les passants : un remake touchant de King Kong à la DIY.  Un dangereux gorille qui fini finalement par se déhancher sur le dancefloor et s’enfiler des gros Kebab salade tomates oignons.

 

 

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Le Beau


Sharon Van Etten nous offre un folk acoustique et électronique rythmé, une voix puissante et douce à la fois,  tout en s’inscrivant dans la mesure et la précision. Son dernier album Tramp est sorti il y a peu et Leonard en est le premier clip. Le visage de la belle se détache en fond derrière les formes kaléidoscopiques d’un quartier qui tourne et se retourne dans tout les sens, laissant apparaître des couleurs et des vues étonnantes : un plongeon dans une esthétique très travaillée.

 

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L’insolite

 

Après avoir collaboré avec des artistes comme MIA, Santogold ou s’être essayé à des remix de Britney Spears ou de The Dead Wheather,  Wesley Pentz aka Diplo nous livre un premier clip pour le titre Express Yourself, extrait de son premier EP du même nom sorti le 13 mars dernier. Petits, gros, gras, féminins ou masculins, à l’envers ou à l’endroit, tout les derrières vont booty shaker sur le son électro dubstep de cet américain fasciné par les Diplodocus . Allez, avouez, vous avez essayé de faire la même chose juste après avoir vu le clip.

 

 

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L’oublié

 

On ne présente plus ODB, ex -membre malheureusement décédé il y a 8 ans, en 2004, du Wu Tang. Camé jusqu’aux ongles, gangster jusqu’aux dents, collectionneur de perquisitions judiciaires, ODB ne doit néanmoins pas toute sa réputation à ses nombreux vices. Baby I Got Your Money est avant tout l’un des titres phares du hip hop des années 90, et son clip, complètement délirant, est à l’image du regretté Old Dirty Bastard.

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Electric Guest – This Head I Hold

Le printemps n’est pas encore arrivé que les premiers bourgeons commencent à sortir : on décortique pour vous le premier EP des nouvelles têtes d’Electric Guest, This Head I Hold.

 

Electric Guest, c’est pop, c’est frais, et ça vient tout droit de Los Angeles. Les deux californiens Matthew Campton et Asa Taccone remuent la blogosphère depuis un petit moment bien que leur premier album ne soit pour l’instant qu’à l’état de fœtus. On compare leur aura naissante et leur succès potentiel à celui de Foster The People ou MGMT, ils arrivent doucement mais surement en France avec un concert jeudi dernier à la Boule noir : à peine lancés, les petits nouveaux d’Electric Guest vont ils prendre en otage nos ondes radios et saturer nos BO printanières ? Il semblerait qu’ils soient en bonne voie, tant leur recette musicale paraît efficace.

Electric Guest, c’est la Californie qui nous susurrent à l’oreille une pop acidulée comme un rayon de soleil viendrait nous réchauffer le creux du cou. La production est signée Danger Mouse, et ça se ressent dans le titre This Head I Hold : les premières notes minimalistes du piano introduisent un rythme dansant crée par une batterie énergique, et la voix d’Asa, qui se fond dans une ambiance électro saturée, est si légère qu’elle paraît s’envoler, pendant qu’on commence doucement à se trémousser : à l’image du Crazy de Gnarles Barkley, This Head I Hold a toutes les caractéristiques pour devenir un véritable tube. Le titre Troubleman brille dans un autre registre, celui de la ballade pop rock, mélodique et reposante, tandis que l’on fredonne dès la première écoute le refrain entrainant d’American Daydream. Simple et efficace est donc la musique de nos deux invités, mais aussi minutieusement réglée et composée. Elle s’inscrit en effet dans cette nouvelle ligne pop impulsée par Brian Burton (aka Danger Mouse), qu’on retrouve aussi par exemple dans le projet Broken Bells : une recette funky, des accents électro rock, une pop dansante, parfois planante, et enfin une voix légère, délicatement efféminée qui vibre malicieusement dans nos oreilles. Le producteur n’a plus besoin de défendre son nom : dessinateur de nouvelles formes musicales, il réussit néanmoins à former les bombes radiophoniques de demain.


Ainsi confortablement installés, nos deux compères d’Electric Guest ne peuvent pas se tromper quant à la conduite musicale à tenir. Un EP de 4 titres donc, mais qu’on déguste lentement dans l’attente de leur premier album, dont la sortie est prévue pour le 24 avril prochain.

This Head I Hold by ElectricGuest

Site Officiel 

Signé chez Because Music

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Music in motion #4

Cette semaine, on décide de partir tranquillement sur la route avec Gonjasufi. C’était sans compter croiser trois membres du crew OFWGKTA , Tyler The Creator, Domo Genesis et Hodgy Beats, dont le dernier clip nous fait partir loin dans les dédales de leurs cerveaux perturbés. Music In Motion s’est arrêté entre temps sur le dernier clip d’UMO, une petite perle d’humour décalé, pour revenir enfin sur le clip qui suscita une vive polémique  à l’époque : Lemon Incest, Gainsbourg père et fille.

 

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# L’Insolite

On les savait tarés, barrés, étranges, loufoques,tout aussi dingues qu’ingénieux, brillants et talentueux. Les types d’OFWGKTA ( Wolf Gang Kill Them All pour les intimes) dépassent les limites du n’importe quoi avec leur dernier clip , »Rella » , dans lequel on peut notamment admirer Tyler The Creator transformé en un magnifique centaure sniffant une véritable montagne de cocaïne. Autant vous dire qu’on s’impatiente de découvrir leur prochaine mixtape, dont la sortie est prévue pour le 20 mars prochain.

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# Le Drôle

La pop dévergondée d’Unknown Mortal Orchestra (qu’on vous avait présentée ici ) se dévoile désormais en image. Prenez deux espions ratés et leurs appareils photos ultra discrets, adoptez un air louche, n’oubliez pas votre grosse malle (vide), laissez vous pousser un peu la barbichette et vous aurez le nouveau clip d’UMO, « Strangers are Strange », un concentré d’humour décalé qui nous fait bien marrer.

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# Le Beau

Gonjasufi, notre grand dreadeux au regard mystérieux (on vous en avez aussi parlé quelque part par ) nous offre son nouveau clip, scintillant, sobre et sans prétention à l’image même du personnage  ( » I’m not a perfect man, and I’ve never claimed to be », qu’il nous dit dans « The Blame »). C’est donc tout simplement qu’on accepte d’errer sur les routes avec lui,  histoire de voir jusqu’où il pourra nous emmener.

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# L’Oublié

« Lemon Incest« , de l’album Love On The Beat, 1984, suscita une polémique prévisible quant aux propos des paroles de la chanson. On y retrouve la voix terriblement candide de Charlotte Gainsbourg alors âgée de 12 ans accompagnée de son père. Les deux personnages évoluent dans un univers digne d’une descente aux Enfers dantesque en chantant nonchalamment leurs amours réciproques. Le clip peut déranger ou intriguer, agacer ou captiver. A vous de voir.

 

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We want you for us – FYD recrute !

 

 

Ca bouge chez Funk You Dear depuis maintenant un mois : un nouveau logo, de nouvelles rubriques, de nouvelles idées, des projets en tout genre viennent progressivement rafraichir le site.  L’actualité musicale étant en constante explosion ces derniers temps, il nous faut plus de petites mains pour rédiger chroniques/ interviews/ live report/ ou autres rubriques en tout genres. C’est donc à toi, lecteurs, que l’on s’adresse aujourd’hui. Funk You Dear recrute, et t’inquiète pas on est plus sympa qu’à l’armée. Si tu es passionné de musique, à la recherche d’expériences au sein d’une équipe rédactionnelle ou si tout simplement tu fais de la photo, de la vidéo et que tu as envie de mettre en lumière sur le web tes talents de journaliste / monteur/ photographe, viens toquer à notre porte, tu nous intéresses sûrement.

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Funk You Dear is looking for :

-Un (des) photographe(s)

-Un responsable audio/ vidéo

-Des chroniqueurs (queuses) pour tenir à jour les différentes rubriques du site

 

 

Si tu es motivé et prêt à écrire un papier au moins une fois par semaine (on est peut être pas à l’armée mais quand même), ou a collaborer avec nous de manière ponctuelle mais fiable (plus précisément si tu es photographe ou si tu fais de la vidéo) alors envoie nous un mail à cette adresse recrutement.funkyoudear@gmail.com en y mentionnant:

-       Ton Nom/Prénom

-       Ton âge

-       Ton lieu de résidence (Ouais, parce que par exemple si t’habites au Havre ou à Dunkerque, on aura moins l’occasion de se rencontrer que si t’es lyonnais ou nancéien)

-       Ce que tu fais en ce moment dans ta vie (études/ formation/ rien/ tu sais pas trop)

-       Tes goûts musicaux / artistiques en tout genre

-       Ta motivation pour intégrer l’équipe rédactionnelle de Funk You Dear

 


Allez viens par momolapatate

 Allez, viens, tu vas voir, c’est super!

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Schoolboy Q – Habits and Contradictions

 

Décidément, l’année 2012 sera swag ou ne sera pas. En témoigne la floraison de crew hip hop, indépendants, alternatifs, qui envahissent petit à petit les Etats Unis et à une moindre mesure, notre douce France, pour le bonheur de nos oreilles.  Le hip hop porte désormais un nouveau visage, et ça lui (nous) fait du bien. Schoolboy Q est un de ces surdoué qui donne au genre un souffle nouveau et semble vouloir repousser toujours plus loin les barrières d’un monde sclérosé par des stéréotypes souvent un peu faciles. Non, un rappeur américain n’a pas forcément besoin d’être entouré de gros seins pour exister.

Schoolboy Q fait partie du crew Black Hippy qui évolue en ce moment sur la côte ouest des Etats Unis  et qui rassemble trois autres emcee, plus prometteurs les uns que les autres, Ab Soul, Jay Rock et Kendrick Lamar. Son nouvel album, Habits & Contradictions  est un puits sans fond d’intelligence et de créativité musicale, la preuve que le hip hop, par la diversité des influences qu’il peut rassembler et des sons qu’il peut produire, s’ouvre désormais à d’autres mondes. C’est simple, si on devait trouver une continuité entre les morceaux de l’album, on pourrait chercher longtemps, tant les beats sont variés, riches et complexes. On devrait peut être se pencher plutôt du côté du flow et des paroles, certes minimalistes, répétitives (NiggaHs.Already.Know.Davers.Flow)  sans être pour autant superficielles. Quincy Matthew Hanley, alias Schoolboy Q, originaire de South Central, Los Angeles, martèle des paroles imprégnées de son mode de vie dissolu (« Hands On the Weel »/ « My Huntin’ Joint »), laisse place à ses souffrances et à ses questionnements (par exemple dans le superbe morceau « Blessed », où l’instru évoque une sorte de cri plaintif accompagnant le flow mélancolique et dénonciateur de Q qui demande :What it’s like for a nigga like me? Livin’ out his backpack every night needin’ a new place to sleep)

On découvre des sons qu’on avait pour le moment peu entendus dans l’instrumental hip hop, et qui nous font penser à ceux du très remarqué A$ap Rocky, qui s’inscrit lui aussi dans cette même veine agressive et musicalement très recherchée, avec lequel Schoolboy Q collabore sur le très bon titre « Hands On The Wheel ». Cette collaboration semble évidente et naturelle, car comme le dit lui même Quincy dans une interview pour Complex Magazine, « He’s [A$ap]  the East Coast version of me and I’m the West Coast version of him. We basically do the same shit, we do the same lifestyle. We don’t give a fuck.”.

 Il s’entoure également des nouveaux noms importants de la scène hip hop : on retrouve évidemment les membres du crew Black Hippy,  mais aussi The Alchimist en tant que producteur pour le titre « My Homie », la chanteuse J.Hene Aiko et enfin le beatmaker talentueux Lex Luger sur le morceau «  Grooveline Pt 1  »(producteur du titre H.A.M, sur l’album de Jay Z et Kanye West, Watch The Trone), dans lequel posent également Dom Kennedy et Curren$y, deux autres types qui ressemblent bien à notre Q.Celui ci arrive très bien à poser, sur des tempos très lents, un flow parfois nonchalant, comme dans « Grooveline  Pt 1″ par exemple, parfois agressif, à la limite du hardcore, comme sur Oxy Music. Le flow de Q claque, agresse, inquiète, lorsqu’il répète incessamment les mêmes paroles pour nous entrainer dans un tourbillon délirant.  Sur d’autres morceaux il se révèle plus planant, et cette flegme qu’il met dans sa voix, une sorte de désinvolture, accompagnée d’un son down tempo nous font l’effet d’une immersion à l’intérieur d’un état d’esprit brouillé, perturbé par la prise de substances variées.

Au fait, ne cherchez pas l’album de Q chez vos disquaires,  on ne peut trouver presque aucune version physique d’Habits & Contradictions, et il en est de même pour sa première mixtape , « Setbacks »,  diffusée seulement en version digitale par le label Top Dawg Entertainement : une volonté d’indépendance qui incarne bien l’engouement d’une génération pour la défense des droits d’accès à la liberté sur internet, pendant que d’autres entendent les restreindre toujours plus.

Schoolboy q – Habits_and_Contradictions by Prince K Frempong

Signé chez: Top Dawg Entertainment 

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Music In Motion #2

Deux fois par semaine, Funk You Dear vous propose une sélection de clips tout frais. Aujourd’hui, on part déguster une bonne Tarte au Citron pour le goûter avec La Fine Equipe, on admire Annie Clark alias St Vincent en objet d’art moderne géant, on contemple le clip photographique des talentueux B R OAD WAY et on fait la fête avec les Beastie Boys, comme avant.

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#L’Insolite

Réalisé par Hiro Murai, (également réalisateur de Signs,Bloc Party) le nouveau clip de St Vincent, projet solo d’Annie Clark, ex guitariste surdouée des Polyphonic Spree et de Sufjan Stevens, met en scène la chanteuse comme une poupée de porcelaine géante, véritable objet d’art moderne, qui s’anime et se brise inévitablement.

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#Le Beau
Originaires de St Etienne, les cinq musiciens prometteurs de B R OAD WAY nous surprennent avec leur dernier clip, Days of reckoning, produit par Digizik. Une esthétique très photographique, des visages creusés par le choix du noir et blanc, sombre et classe. Bref, on aime déjà en attendant la sortie de leur prochain album, le 20 février prochain.

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#Le Drôle

La fine équipe et ses douceurs électroniques nous régale  aujourd’hui avec sa « Tarte au Citron« , en images. Une recette simple (oeufs, beurre, citron et viagra) et efficace qui fait la particularité du collectif de beatmakers issu du label Nowadays Records : un son groovy, electro et hip hop, de nombreuses collaborations qui aboutissent à un résultat sucré, que l’on retrouve dans leur second album, La Boulangerie, sorti depuis juin 2011.

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#L’Oublié

Retour aux origines du hip hop avec les new yorkais de Beastie Boys et le cultissime « You Gotta Fight for your Right to Party« , réalisé à l’époque par Ric Menello, un titre qui date de 1986 et qui lança concrètement le groupe sur les chemins de la notoriété. Punk rock et hip hop teinté d’un humour potache sont la marque de fabrique des trois rappeurs blanc, une recette particulière dans le milieu qui influença la ligne musicale de nombreux groupes (A Tribe Called Quest, Ugly Duckling, People Under The Stairs)