starlight-girls (2)

S T A R L I G H T G I R L S


Poussières d’étoiles. La tente est montée. La prairie dégagée. La brume et ses embruns. Et Pierre Etaix. Oui Pierre, qui, à l’instar d’un Jacques Tati, quelques années avant lui, décrit si bien les nuisances et les inconvénients de la modernité : le bruit, le stress et l’obligation qui en découle de recourir aux pilules pour en échapper. Un picnic sur les ronces au son des oiseaux mécaniques, ces nouveaux engins volants fort bruyants, l’inadaptation des coutumes ancestrales au monde moderne, le paradoxe d’amener des pommes, achetées en ville au supermarché, en pleine campagne sous les pommiers. La nature que nous ne maîtrisons plus mais que nous avons pourtant continué à dompter nous force maintenant à marcher à cloche pied !
Oui mais finalement le refuge, le confort, demeure ce que l’on connait et ce à quoi nous sommes habitués, c’est à dire : la modernité. Expérimentation paradoxale certes. A contradiction in terms.

L’orgue, manifestation polyphonique de l’héritage du passé. Moderne.
Atmosphère onirique sueded. Moderne.
Paroles à la naïveté adolescente empruntes de déception amoureuse. Moderne.
Clarinette Klezmer. Moderne.

Une poignante nostalgie moderne.
Ici point d’exégèse mais une simple observation. Ou quand Rabelais supplante Platon…

1 Comment

  1. Mika-L

    wow, belle découverte !
    la chronique retranspire vrmt bien le groupe !!

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