Couverture de l'album

Mystery Jets – Radlands

Le mois d’avril se termine sur une nouvelle perle signée MJ. Serotonin n’avait pas été un franc succès commercial, mais dénotait toujours de cette touche Mystery Jets, cette sensibilité particulière. Les fans peuvent donc être contents, ce « je ne sais quoi » que l’on peine à retrouver dans les derniers albums de Radiohead, ou qui nous manquait depuis que The Kinks ont arrêté de jouer, on le retrouve ici, et ça fait du bien ! Cependant, cet album est aussi très différent des autres, et l’enregistrement y est surement pour quelque chose mais on retrouve des airs de Edward Sharpe and the Magnetic Zeros qui ne sont pas pour nous déplaire.

En effet, ils voulaient du changement. Ils ont donc décidé de partir aussi loin que possible de ce qu’ils connaissaient. Ils sont donc partis à Austin au Texas, avec leurs seuls instruments sur le dos et ont emprunté sur place tout le matériel, ce qui explique d’après Harisson Blaine, le chanteur, la sonorité particulière des chansons. Il raconte qu’ils écrivaient les chansons la journée sur le même porche que l’on voit sur la pochette et que le soir, une famille de cerf venait les écouter jouer les chansons. Pendant qu’ils enregistraient l’album, leur bassiste Kai Fish, qui avait sorti un album solo l’année dernière Life In Monochrome, leur a annoncé qu’il n’arrivait pas à rester dans le groupe. Il a fait un effort pour finir l’album avec eux mais les a quitté dès la fin de l’enregistrement. C’est donc avec plein de rebondissements et dans un cadre très différent de l’ouest Londonien que cet album a été ficelé, mais il n’en pas pas moins abouti !

L’album commence par  « Radlands », une chanson complètement envoutante, dont les paroles à première vue complètement mélancoliques et nostalgiques portent l’espoir d’un futur meilleur, d’une vie meilleur, d’un paradis. Les sonorités de cet album sont moins électroniques qu’avant, les notes de la guitare et de la basse ressortent, se démarquent, mêlant britpop et country, d’une manière telle que cela semble presque être l’état normal des choses. Le premier single,  « Someone Purer » reprend ce même espoir dans la tempête que  « Radlands », avec des notes chrétiennes et un ton plus léger.  « Greatest Hits » reprend des tons plus proches de la britpop, les guitares sont saturées, le refrain est accompagné de chantonnement, et la chanson d’après  « The Hale Bop » sonne comme le mélange entre une chanson de Gospel et des Scissor Sisters.

Dans « Take Me Where The Roses Grow »  Sophie-Rose Harper chante avec le guitariste William Rees pour accompagner Harisson Blaine, le mélange est surprenant mais assez agréable. L’album se termine avec  « Luminescence », qui nous raconte la fin d’une histoire, celle de l’album, mais aussi d’une histoire plus universelle, une histoire que tout le monde a surement déjà connu. Accompagnée d’une guitare acoustique, cette chanson conclut l’album avec calme et sérénité. Mystery Jets dans cet album nous fait visiter un univers mélancolique et sombre, tout en laissant toujours une voie vers un lumière, une lumière d’espoir qui nous a touché.

Les Mystery Jets seront en tournée principalement aux Etats-Unis et en Angleterre pour le moment, mais espérons qu’ils passeront en France à l’automne. En attendant, ils vous laissent cet album pour tenir l’été !

Mystery Jets – radlands by uiopghvic

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Site Officiel

Signé Chez : Rough Trade Record

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