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Love Amongst Ruin @ Pub Mac Carthy, Nancy (+interview)

Love Amongst Ruin était mercredi soir à Nancy pour un concert exceptionnel. Fort de ce nouveau projet, Steve Hewitt, l’ancien batteur de Placebo, désormais guitariste et chanteur, se confie autour d’une bière. Rencontre au fond d’un garage.

(English version at the end)

 

C’est en catastrophe que nous débarquons ce mercredi soir au pub Mac Carthy. Love Amongst Ruin y donne un concert gratuit pour promouvoir leur nouveau single, Alone, sorti le 28 février. La communication autour de l’évènement ayant été restreinte, je n’en ai eu connaissance que quelques heures plus tôt. Mes collègues Hadrien et Tristan se sont joints à moi en renfort pour l’interview. Près de la scène installée dans le pub, nous croisons Steve Hewitt et l’accostons :

« -Hi ! We’re working for a webzine, and we’re wondering if we could have an interview with you, maybe af…

-Yeah sure ! What’s your name ?

-Etienne. Euh, Funk You Dear.

-All right ! See you after the gig ! »

 

Un peu pris de court, nous n’avons pas eu le temps d’écouter en profondeur les chansons du groupe. C’est donc sur scène que nous allons les découvrir. Le live se révèle être une bonne surprise. Love Amongst Ruin envoie un rock lourd mais dense, la voix très puissante de Steve Hewitt porte les chansons à merveille. L’influence de The Cure et New Order n’est pas loin. Certains titres comme Home et Got to Give It Up, avec leurs arrangements, font un peu penser aux Foo Fighters. L’atmosphère est sombre, mais le groupe sait faire la part belle aux ballades, avec Truth et Bring Me Down, dont le riff est emprunté au groupe Can.

L’ambiance est électrique. Steve Hewitt, en jouant avec son micro, fait tomber une enceinte. Deux fans se précipitent pour la remettre à sa place. Aussi sec, le chanteur balance, avec un grand sourire, un coup de pied dans l’enceinte qui retombe. That’s Rock’n’ Roll guys !

Le chanteur plaisante avec le public : « This song is called Heaven & Hell, and it kinds of describes today. I don’t know if you understand me… ». Il explique qu’il s’agit de leur troisième concert de la journée. Un peu plus tôt, Love Amongst Ruin avait joué quelques chansons lors d’un showcase à la Fnac de Nancy. L’occasion pour eux de débrancher les guitares électriques, et de montrer qu’ils sont aussi bons en acoustique. Malgré leur planning chargé et la fatigue, la prestation du groupe est incroyablement dynamique, les musiciens se donnant à fond pour leur public.

Après une heure et quart de rock survolté et un rappel, le groupe se retire. Certains déplorent un set trop court, mais nous sommes conquis. Steve Hewitt, tel le phénix, prouve qu’il sait renaître de ses cendres. Les musiciens restent à la disponibilité de leurs fans, distribuant sourires et signatures. Love Amongst Ruin montre un énorme respect pour son public, ce qui est sans conteste, la marque des grands groupes.

Nous retrouvons Steve Hewitt dans le garage attenant au pub. Interview.

 

Funk You Dear : Tout d’abord, nous aimerions connaître l’histoire du groupe. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Steve Hewitt : Après avoir fini Placebo, ou plus précisément, après en avoir été viré. La seule chose que je pouvais faire, c’était de continuer à écrire de la musique. Moi et Brian, on a toujours écrit les chansons de Placebo. J’ai commencé à écrire des paroles et à les chanter, et c’est devenu une chanson, deux chansons, trois chansons, et j’ai écrit l’album. Et puis j’ai mis le groupe en place : Steve Hove, Donald Ross Skinner, Teresa Morini et Ramon Sherrington. J’ai choisi tout le monde moi-même.

FYD : C’est donc un album vraiment personnel. Quels sujets étaient importants pour vous, dans l’écriture des chansons ?

Steve Hewitt : C’est à propos de la déception. Quand vous pensez que quelque chose est sacré, gravé dans la roche, et que tout d’un coup ce n’est plus le cas, avec Brian et Stef, avec vos meilleurs amis, et que tout ça s’écroule, et comment la vie vous sépare, vous faisant prendre des directions différentes. On ne sait jamais comment les choses vont se dérouler, et vous pouvez bien sûr avoir de bonnes surprises aussi. Si quelqu’un m’avait dit il y a quatre ans que je chanterais et jouerais de la guitare dans mon propre groupe, je ne l’aurais pas cru. Mais bon, l’album parle plutôt de déception et de colère.

FYD : On le sent bien. Certaines chansons sont très sombres.

Steve Hewitt : Oui, ça a été vraiment cathartique. J’ai été dans Placebo pendant douze ans, et c’est vraiment quelque chose de très dur à gérer, quand vous êtes certain que c’est votre vie et tout d’un coup ça s’arrête sans raison, et vous devez tout recommencer. Je l’ai dit dans plusieurs interviews, soit j’allais au pub noyer mon chagrin, soit j’allais au putain de studio, et je suis allé au studio. Je voulais prouver aussi bien au monde qu’aux millions de fans de Placebo que ce n’était pas uniquement Brian qui composait. Je voulais vraiment que ça se sache.

FYD : Est-ce qu’il y aura un deuxième album ?

Steve Hewitt : Le prochain album est déjà écrit. On va faire une nouvelle tournée française, et quelques concerts en avril. On a fait la tournée anglaise avec Feeder, les concerts étaient vraiment bons. Peut-être qu’on va faire quelques festivals et refaire une tournée en été avec Feeder, mais le prochain album est prêt. Il faut juste qu’on l’enregistre, tout est sur le papier.

FYD : Dans quels festivals allez-vous jouer ?

Steve Hewitt : Je ne suis pas sûr pour l’instant. Même avec mon passé, nous restons un groupe nouveau et devons faire nos preuves. C’est un retour au début, et ça me va. J’aime ça, j’ai passé vingt ans derrière une batterie et maintenant je chante. J’adore, c’est génial !

FYD : Quand avez-vous commencé la guitare ?

Steve Hewitt : En même temps que la batterie, à 11 ans. Mais on a voulu me l’apprendre comme un droitier à l’école, et je n’y arrivais pas donc j’ai laissé tomber, et mon frère a pris la relève. Il joue sur notre album, c’est un excellent guitariste ! Et vers seize ans, j’ai repris la guitare, mais cette fois de la main gauche et là je me suis dit « OOOOH c’est génial !!! » (soupir de soulagement).

FYD : Vous auriez une anecdote, quelque chose de drôle que vous pourriez nous dire à propos de la tournée ou des gens que vous avez rencontrés ?

Steve Hewitt : Je ne veux pas me lancer dans des comparaisons, mais c’est dur de ne pas le faire.  Vous savez, plus Placebo devenait important, plus la foule devenait énorme, et je disais à Brian : « Parle-leur, bon sang », et il disait un mot et la foule partait en délire. Je le poussais toujours et il pensait que c’était déplacé : « Ne me dis pas quoi faire ! », je lui répondais : « Tu tues le concert ! ». Mais je pense être vraiment différent, j’ai beaucoup de respect. Je crois que si je suis ouvert et que le groupe est ouvert avec le public, ça améliore le concert. Ça va de pair et c’est comme ça que ça devrait être. Que vous me compreniez ou non quand je parle, vous savez que je me soucie de vous.

Je ne crois pas avoir une anecdote, mais on est là pour donner aux gens notre musique, donc vous devez entraîner le public avec vous. Vous ne pouvez pas simplement vous pointer et dire : « Je suis brillant, faites-vous bien mettre ! ». Ça ne fonctionne pas, surtout avec le public français. Vous ne vous contentez pas de ça, je le sais. Vous êtes très réceptifs. Il faut avoir une conversation avec son public ! Vous devez être en contact avec eux, aujourd’hui plus que jamais. Surtout avec Internet, les tweets, Facebook et tout ça, vous devez être de plus en plus présents avec votre public. C’est quelque chose à propos de laquelle je me suis toujours battu avec Brian, parce que je signais des autographes aux fans et je lui disais : « Voilà les personnes qui nous ont mis là où nous sommes. On doit passer du temps avec eux ».

FYD : Qu’est-ce que ça fait de jouer dans des petites salles après avoir joué dans les plus grandes ?

Steve Hewitt : C’est génial ! Parce que bien avant de jouer dans les grandes, je jouais de toute façon dans des petites salles, et j’ai fait ça pendant des années. C’est bien d’avoir du succès, mais je comprends qu’un groupe nouveau doive s’imposer. Je ne suis pas naïf. Je ne m’attends pas à avoir deux mille personnes à mes concerts, juste parce que j’ai été dans Placebo. Ça dépend de si les gens aiment la musique ou non et j’espère que nous pourrons évoluer et enregistrer plus d’albums et que les gens se mettent à apprécier notre musique. Il faut qu’on reparte de zéro, je suis réaliste. Mais là je m’amuse vraiment. Au sein de Placebo, c’était devenu plus une question d’argent que de musique. Maintenant je suis entouré de gens géniaux que j’aime profondément, et nous faisons de la bonne musique, plus rock parce que Placebo était devenu trop pop et je me suis dit : « Non ! Qu’est-ce que tu fais putain ?! On vient de passer douze ans à construire ça, et maintenant tout le monde est habillé de blanc et chante le soleil ? Pas moyen ! ». Si j’étais fan de Placebo, je me sentirais arnaqué.

FYD : Pour être honnêtes, nous préférons les premiers albums… La chanson Bring Me Down est très belle. C’est dommage que vous n’ayez pas pu la mettre sur l’album.

Steve Hewitt : C’est parce qu’on utilise un riff de Can. J’ai grandi avec Can, et je trouve qu’ils sont vraiment géniaux. Il y a une chanson sur l’album Future Days qui est très longue, et j’ai réduit le riff principal et le refrain à quatre minutes. J’ai posé mes propres paroles dessus, et puis je l’ai envoyé à leur maison de disque. Ils ont dit qu’ils allaient la faire écouter au groupe avant de nous donner l’autorisation. Ils ne nous l’ont jamais donné, mais évidemment, le groupe n’a jamais dû l’entendre : « On va vous faire attendre et puis dire non ». C’est dommage, mais on la joue quand même en live. Je ne pouvais pas prendre le risque d’être poursuivi en justice, même si je ne me ferais probablement pas poursuivre par Can parce qu’ils sont trop paresseux… ou défoncés.

Mais de toute façon, Love Amongst Ruin est un groupe fantastique !

L’interview terminée, le chanteur propose que l’on prenne une photo. Puis, je fais le tour du garage avec ma set-list et rencontre les membres du groupe. Teresa, la bassiste, insiste : « Add us on Facebook ! ». Forcément, je tombe un peu amoureux… Entre deux signatures, les musiciens engagent la conversation tout en rangeant leurs instruments, et promettent de revenir. La classe !

 

Merci à Mirabelle pour la transcription. Merci à Hadrien et Tristan pour les photos. Interview réalisée par Tristan, Hadrien et Etienne.

 

Le site du groupe.

Le nouveau single.

 

 

Love Amongst Ruin played an exceptional show Wednesday night in Nancy. With his new project, Steve Hewitt, ex Placebo drummer, and now guitarist and singer, had a beer with us after the show in the back of a garage.

 

We arrived at the last minute at the Mac Carthy Pub this Wednesday night. Love Amongst Ruin were giving a free concert in order to promote their new single: Alone. There wasn’t so much advertising for the event, and it came to our knowledge only few hours before. Near the stage, we meet Steve Hewitt and we accost him:

« -Hi! We’re working for a webzine, and we’re wondering if we could interview you, maybe af…

-Yeah sure! What’s your name?

-Etienne. Euh, Funk You Dear.

-All right! See you after the gig! »

 

Caught on the hop, we haven’t got time to properly listen to the songs of the band beforehand. It’s on stage that we are going to discover them. The show is a nice surprise! The music of Love Amongst Ruin is very loud but dense, the powerful voice of Steve Hewitt sticks so well to the songs. We can feel the influence of The Cure and New Order. We can even think about the Foo Fighters on songs like Home and Got to Give It Up. It’s a very dark atmosphere, but the band proves they also know how to write beautiful ballads with Truth and Bring Me Down.

It’s so electrical on the stage! Steve Hewitt playing with his micro knocks a speaker over. Two fans rush over to put it back in its proper place. The singer kicks it back on with a big smile. That’s Rock’n Roll guys!

Steve Hewitt makes some jokes: “This song is called Heaven & Hell, and it kind of describes today. I don’t know if you understand me…” He explains that this is their third show of the day. Earlier, they have played for a showcase at the Nancy’s Fnac. The opportunity for them to unplug the electrical guitars and show that they’re as good in acoustic mode. Despite their heavy schedual and the tiredness, their performance is amazing and very dynamic. The band gives their best for the audience.

One hour and a quarter of over-excited Rock and one “encore” and it’s the end of the show. For some, it’s been too short, but we are won over. Steve Hewitt, like the phoenix, proves that he knows how to rise again from his ashes. After the show, the musicians take the time to meet the people who came to see them, smiling and signing autographs. Love Amongst Ruin respect their public, which is, without doubt, the sign of a great band.

We join Steve Hewitt in the garage next to the pub for the interview.

 

Funk You Dear: First we would like to know the bands story. How did you meet?

Steve Hewitt: Well obviously, after finishing Placebo, or more precisely after being fired. So the only thing you can do is carry on writing music. Me and Brian always wrote the Placebo songs. I started writing lyrics and then singing and that became one song, two songs, three songs, four songs and I did the album. And then I put the band together. I hand-picked everybody: Steve Hove, Donald Ross Skinner (Who use to play with Julian Cope) and then Teresa Morini and Ramon Sherrington, I picked everybody personally.

FYD: Ok so it’s your work this time. What subjects mattered to you as you were writing?

Steve Hewitt: It’s about disappointment in love, when you thought that something was sacred and carved in stone and then it suddenly becomes very obvious that it is not at all. So, you thought it was all solid, but… it’s just based around how relationships you can have… maybe with Brian and Stef maybe with great friends and stuff like that can just fall apart and how life pulls you apart in different directions. Well you just never know how things are going to turn out and you can have some positive surprises in this way too. I mean if somebody four years ago told me what I’d be doing now I wouldn’t have believed them. It’s that kind of thing, life is a strange thing. Anyway, the album’s just generally about disappointment and anger when you thought you were  solid soul mates  or good friends and how that can be just y’know…. not what you thought it was.

FYD: You can feel that in the album, some songs are very dark, very powerful.

Steve Hewitt: Yeah it’s been very cathartic I mean I was in Placebo for twelve years and it’s a very hard thing to deal with when you’re certain that’s your life and then it just stops without reason or knowledge and you’re left to get back up and brush yourself off and start again. It’s a fucking hard hard hard thing to do and I’ve said it in many interviews that it was either me going to the pub and drowning my sorrows or going to the fucking studio and I went to the studio. I wanted to prove to the world as well as to the millions of Placebo fans that it’s not just Brian who writes. That’s something that I really want to get across.

FYD: So you found a more personal way to express yourself?

Steve Hewitt: Well I’m an artist and I always have been I have always written and I’ve always played music and the best way for me to get the demons out is through music and song and this is what this album is about.

FYD: Will there be a second album?

Steve Hewitt: Well the next album is written already. Hopefully we’ll go and do some more French tours and we’re gonna do some more in April.  We’ve just been out with a band called Feeder  We’ve just done some UK tours with Feeder  and Grant’s been really nice to come on tour, love the record, we did some good shows there. And maybe we’ll do some festivals and maybe we’ll go out with Feeder again in the summer but the next album’s pretty much ready. We just gotta record it.  It’s all down on paper.

FYD: What festivals will you be playing?

Steve Hewitt: I’m not sure yet. Even if I was in Placebo for twelve years, it’s still a new band and we’ve gotta prove ourselves. So it’s like going back to the beginning and I’m cool with that. I enjoy it. I mean I spent twenty years behind the drum kit and now I’m singing. I like this. This is great.

FYD: And you’re good at this. You have a great voice very powerful.

Steve Hewitt: Thank you very much. I’ve got a better range than Brian, I have a lot more oomph!

FYD: I guess you started on drums but when did you start guitar?

Steve Hewitt: Well, I started at the same time that I started the drums, I was eleven years old. But they tried to teach me right handed at school and I never could get around it, so i left it and my brother took it up. My brother’s four years older, and he plays on our record by the way. He’s an amazing guitarist. Anyway, I took up guitar again when I was sixteen, but then I played left handed and I went « OOOohh fucking hell! » (Sigh of relief). It’s like that school thing, if you’re left handed they go « Oh I don’t care, learn to write with your right hand », which is so unnatural. (He’s looking for a light) You got a light? Can I have one please? One second (Someone lights up his cigarette) So… Yeah, I always played guitar and bass, so like y’know, mainly drums, obviously I always have.

FYD: Maybe you have an anecdote, something funny you can tell us about the tour and the people you met on tour?

Steve Hewitt: I don’t want to throw up comparisons but it’s hard not to. Y’know the bigger Placebo got, the bigger the crowds and the staff got and I’d be turning around to him saying « fucking talk to them » and he’d say one word and the crowd would go mad. I was always pushing him « fucking talk, talk » and he saw that as out of place he’d be like  »don’t fucking tell me what to do » and I was like « you’re killing the show ». But I’m very different in that respect I think if I’m open and I make the band open with the audience, it just bonds together I mean to me  that’s how a performance should be. Whether you understand what I’m saying or not, it’s gonna be like « Oh he cares! « 

I don’t think I have an anecdote.  I don’t know if it can be quite an anecdote, but it’s just kind of y’know you’re here to sort of give people your music, so you have to draw them in, you can’t just turn up going like « I’m fucking God, fuck you lot. » It doesn’t work, especially for France and the French. You don’t stand for this. I know this.  You don’t stand for it, Germany, anywhere else in Europe doesn’t stand for it.  You can’t walk on stage going  « I’m brilliant, fuck off ».  Fuck you you twat! You have to have a conversation with your audience. Y’know, you have to have this sort of openness, even more so today than ever. Especially with the internet and tweeting and facebooks and stuff, you have to be more and more there with your audience. You know that’s something that me and Brian fought about, y’know, because we’d have fans and fans all over the place and I’d sign autographs and I’d be like « these are the people who put us where we are, so you have to spend time with them. That’s not cool it’s not cool man. »

Yeah I think eh is that it?…..But anyway, Love Amongst Ruins- fantastic band.

FYD: Yeah, just one more question, the song « Bring Me Down » is a very beautiful song, but i think it’s such a shame that you weren’t allowed to put it on the album.

Steve Hewitt: That’s because we used a sample from « Can ». I’m a fan of the band « Can ». They were around in 1967- 68. They have some amazing records. I’ts proper krautrock.  Jaki Liebezeit, and all this, Damo Suzuki, great great records. There’s a song on the Future Days record and it’s about twenty five minutes long and I reduced the main riff and the chorus down to 4 or five minutes. i put my own lyrics to it and then i had to submit it to Cans’ publishers. When I did, well Cans’ publishers said « Well, we’re waiting for clearance on loads of stuff from eight months ago » and then they never cleared it but obviously the band never heard it.  They said « We’re not gonna keep you waiting, we’re just gonna say no ». It’s a shame, I can’t take that risk y’know, eh, but we play it live anyway. It’s just one of those things, it’s just something… i grew up with Can and I just think they’re amazing, the first sort of … soundscape band ever. I asked tonight « Does anybody know Can? » and there were like three people who went « yeah! » I was so disappointed ‘cos they’re like an amazing band and you must check them out.

FYD: We love the song vitamin C from Can.

Steve Hewitt: The albums: Ege Bamyasi, Future Days, Soundtracks, Monster Movie all this kind of stuff. It was a homage to them to use their music my lyrical content is obviously about their music. Do your research and listen you’ll be like « Oh yeah i get it! »   Anyway, I wasn’t prepared to take the risk of being sued. I probably won’t be sued by Can though, because they’re too lazy… or stoned.

FYD: So, how does it feel to be playing in such small venues after having played in some of the biggest?

Steve Hewitt: Great!  Because long before I played the biggest, I was always playing small places anyway and I’d been doing this for years. It’s great to have success, but I understand what it takes for a band to pick up mainstream. I’m not naive. I don’t expect that because i was in Placebo to kind of step in and just get twenty thousand people y’know. That’s never gonna happen. It depends on whether people like the music or not and I hope that we can evolve and make more records and that people will begin to enjoy the music.  We have to rebuild. I’m a realist, very much so. But actually I’m having a better time now. Because there’s less attitude from…certain people. Y’know it became more about money than about music and I was like that’s not cool for me and y’know  it’s like « aaagh thats wrong » and I’m with a great bunch of people that I love dearly and we’re making some good music. That came across tonight, you know what I mean? It’s just a bit more rock ‘cos Placebo had become more pop and I was like  »No! No!! What are you fucking doing?! We spent about twelve or thirteen years building that up and now we’re all dressed in white and go « the sunshine » fuck off! » If I was a placebo fan I would feel duped I would feel like I had been ripped off I think its.

FYD: Yeah, to be honest I preferred the early records.

Steve Hewitt: We’re good?

FYD: Yeah. Thank you very much!

 

The interview finished, Steve Hewitt suggest that we take a picture. Then I meet the other musicians in the garage, with the set-list in hand. Teresa, the bassist, insists: “We have a Love Amongst Ruin page on facebook. Add us!” Of course, I fell a bit in love… Between two autographs, the musicians start up a conversation and promise to come back. Love Amongst Ruin are a class act!

3 Comments

  1. Will Jones

    What was the setlist?

  2. Etienne

    Blood & Earth
    ALone
    Heaven & Hell
    Running
    Away From Me
    Bring Me Down
    Truth
    So Sad
    Home
    Encore: Got to Give It Up

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