La musique électronique est à l’honneur. Daft Punk a composé la bande originale de TRON : Legacy qui sort le 9 février de cette année dans nos salles (réalisé par Kosinsky qui projette un autre film avec Fincher). Les deux Dj’s ont composé pour l’univers futuriste de TRON des partitions symphoniques jouées par une centaine de musiciens. Venez suivre l’histoire de Sam Flynn, aspiré dans un monde virtuel, à la recherche de son père, qui laissera même entrevoir à l’écran le duo masqué derrière ses platines.
On prête souvent à la bande originale d’un film moins d’importance que les effets sonores et la voix. Pourtant, rappelons nous, quand le cinéma était encore muet, la musique était déjà là. Les musiciens, souvent improvisateurs, jouaient de la première à la dernière image.
Stravinsky disait qu’elle était du « papier peint ». Cela fait longtemps que la musique ne fait plus figure d’enluminure et devient indissociable du visuel.
Celle-ci donne davantage de signification à l’image sinon la complète. Ce que le cadre n’explique pas, la musique peut le suggérer. Des mélodies qui suivent le rythme aux ambiances latentes, cachées derrière la trame visuelle, qui viennent frôler notre inconscient ; des sonorités au service de la narration d’un film aux musiques qui déclenchent l’émotion ; la bande sonore a, pour moi, un rôle majeur au cinéma.
En effet, on lui donnera souvent le rôle de mettre en place une ambiance sinon d’apporter une force supplémentaire aux émotions que le cinéaste souhaite faire ressentir. Il y a plusieurs années, un étudiant a voulu étayer cette théorie, pourtant évidente (si certains films jouent sur le décalage image/son, c’est justement pour le faire voir) en mêlant scène du Dîner de Cons et bande son des Dents de la Mer.
En réalité, de nos jours, les films peuvent intégrer la musique différemment : donnons pour exemples les enregistrements de concerts, biographies de musiciens, adaptations d’opéras et comédies musicales.
Elfman, Zimmer, Williams, beaucoup de compositeurs ont marqué nos esprits, parfois même davantage que les films en eux-mêmes. Aujourd’hui, c’est la musique électronique que je souhaite célébrer. Vous vous souvenez probablement de la bande originale de Virgin Suicides composée par Air et des Chemical Brothers dans Vanilla Sky. Le groupe Tomonandy a, quant à lui, composé les bandes sons de La Colline a des Yeux. L’allemand Oskar Sala s’est préoccupé, lui, du cultissime Les Oiseaux de Hitchcock.
Citons aussi Giorgio Moroder qui a signé les bandes originales de, entre autres, Midnight Express et Scarface. Il est le précurseur de cette musique électronique reconnue avant tout par ses effets de répétition, un grain de son spécifique et un rythme pulsé. Il propulse la disco en composant et produisant les albums de Donna Summer.
Le Néerlandais Kid Baltan est le premier artiste qui publie un disque de musique électronique mais c’est l’Américain d’origine allemande Gershon Kingsley qui réalise en 1972 « Pop corn », le premier « tube » mondial en la matière. La même année, Wendy Carlos, pond la musique d’Orange mécanique, et a également signé celle du premier TRON. Elle coopérera plusieurs fois avec Kubrick en signant la BO de Shining. Carlos a révolutionné la musique électronique en aidant le synthétiseur modulaire Moog a se développer : elle a joué les morceaux de grands compositeurs classiques et baroques sur celui-ci.
A notre époque, ce que l’on appelle désormais électro ne cesse de se développer à l’écran : Sebastien Tellier (Narco), Mr. Oizo (Steak et Rubber, film tourné par lui-même), SebastiAn (Notre jour viendra) …
Et pourvu que ça dure. Vous n’écouterez plus les films comme avant.










Always Outnumbered Never Outgu
tu dois être mon âme soeur. Vive le cinéma! vive l’électro!