De Disiz « j’pète les plombs/ après midi, l’Mac Morning, c’est fini » La Peste, on n’espérait pas grand chose. Alors, faut-il attendre quoi que ce soit de Disiz Peter Punk ? Comme une grosse ficelle pour dire « Eh, les copains, j’ai trouvé un pseudo terrible: Peter Punk. Et maintenant, je fais du rap sur fond d’électro-rock, cool, non? », la première chanson du nouvel album du gaillard, Dans Le Ventre Du Crocodile, s’intitule Mutations. Fini les beatbox lourdingues, les postérieurs galbés et les jantes alu du rap français, place à des sons plus travaillés (xylophone sur l’introduction, guitares math-rock sur Trans-Mauritania, riff à la Phoenix sur Faire La Mer, trompette sur Les Equilibristes), des paroles davantage matures (Je t’Aime Mais Je Te Quitte), des refrains accrocheurs (Rien Comme Les Autres). Oui, décidément Disiz ne fait « rien comme les autres ». Sous l’avatar La Pest sort Disiz The End, en 2009 : il veut rompre avec le milieu « trop fermé » du rap français. Car trop peu d’innovations, d’après lui, dans un genre marqué par le suivisme des tendances américaines. Du coup, Disiz dégaine un album inattendu, plutôt réussi, assez crédible. Et Peter Punk peut prétendre à se faire un nom.









